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  • Ce que j’appelle fin du monde n’est évidemment pas l’explosion de la Terre ! Ça n’aura pas lieu. Ni la disparition de toute vie, ce qui n’aura pas lieu non plus. Ce dont il est question ici, c’est d’un effondrement des populations d’êtres vivants dans des proportions si dramatiques qu’il n’est pas inepte d’y voir une « fin » effective d’un monde.

  • Si la Terre pouvait nous communiquer, elle dirait :
    « Ils veulent tout. Et ils veulent en jouir dans la plus obscène quiétude. La pensée des parvenus m’ennuie : étriquée de dedans, pauvre en possibles, triste en allants. Et tellement serrée, tellement exiguë dans ses atrophiés. Effrayante vulgarité de la peur de perdre son privilège de prédation insouciante … La pensée sans amour et sans ailleurs m’ennuie plus que la mort. »